Louise Siffert est une artiste performeuse qui a de l’humour mais qui ne se charge pas de nous faire rire, ses performances peuvent être ludiques mais ne cherchent pas à soulager son public par l’idée qu’au fond tout ça, c’est pour rire.

Au contraire, elle fait une interprétation, y met son corps et c’est direct.

Son travail est affine au titre des Journées de l’ECF « Apprendre : désir ou dressage ? ». Dans cette question proposée à l’étude de nos Journées, le psychanalyste déborde entre les discours et interroge : enseigner ou mener à la baguette ? Et le désir dans tout ça ?

L’artiste se met en scène dans le droit fil de la communication d’entreprise.

Elle se glisse dans la raideur d’une pyramide des besoins dite de Maslow, construction hiérarchique liant la survie à la réalisation de soi, la vie privée à la vie professionnelle et promouvant le développement personnel.

Cette pyramide parle à l’individu et lui rappelle son devoir : être un gagnant, se relever après l’échec, avoir un nouvel objectif, décider d’être heureux. Bref, le surmoi est à sa charge.

Louise Siffert, rend visible une voix. Une voix qui commence par s’occuper du bonheur de chacun et termine dans une imprécation d’enfer. Géniale !