« Qu’est ce qu’un réalisateur ? Chacun est d’une essence singulière, voit, entend et filme différemment. Chacun invente son langage, sa forme sa méthode. Il est unique. Alors comment apprendre à être unique à un « élève » réalisateur ? C’est peut être ça le travail d’une école. » Voilà ce paradoxe que présente la Femis et qu’Olivier Ducastel nous invite à arpenter : pour les élèves de cette école, il s’agit de passer un concours qui doit tenir compte de l’inévaluable, puis d’entrer dans une école d’art où faire l’expérience d’une remise en cause de leur désir. Dans l’apprentissage de cette discipline, la rencontre d’un maître d’atelier est souvent décisive, lieu et lien où re-éveiller le désir, le soutenir, l’accompagner dans sa singularité. Filant encore les paradoxes et les divins détails, entre désir et dressages, Olivier Ducastel nous rapporte aussi comment, en prenant appui sur son propre trajet d’élève, il parvient à rester au plus près de la rencontre avec ceux dont il est aujourd’hui l’enseignant.