Pour Olivier Cadiot, le regard suscite la réticence, au substantif trop grave, trop lourd, qui appelle les adjectifs, il préfère le verbe regarder, et voir plus encore. Est-il possible de mettre des caches au regard ? Est-il possible de mettre des caches au regard ? Est-il possible de trouver une position de l’œil ou du corps à chaque fois différente pour fragmenter et intensifier la chose vue ? Dans les livres aussi ce système de caches joue, on voit au fond très peu de choses, « la spécialité de la littérature n’est-ce pas justement ce regard divisé qu’aucune caméra ne permet » ?

Olivier Cadiot est écrivain. Son œuvre est publiée chez P.O.L

http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=auteur&numauteur=5743

Parmi ses livres Retour définitif et durable de l’être aimé (2002), Fairy Queen (2002), Un nid pour quoi faire (2007), Providence (2015) et récemment Histoire de la littérature récente (2016).

Plusieurs de ses livres ont fait l’objet d’adaptation au théâtre par Ludovic Lagarde.