— Président oui,  mais pas sans toi !
Luis SOLANO

— Autrefois, elles le savaient, elles devaient se taire. Sans doute, pour Yvonne de Gaulle la chose était-elle aisée : son lève tôt de mari, aussi décidé qu’implacable, avait selon Jacques Duquesne, la France pour maîtresse. Quant à François Mitterrand, que l’on imagine plutôt serein dans sa position virile, il ne mélangeait pas tout. Il a pu parler, sans en dire trop et protéger les signifiants maîtres de la fonction. Ensuite, ça se gâte… On sait désormais que les premières dames, de déchoir, peuvent se transformer en Médée.
Le passionnant, dans le film de Gérard Miller, tient à la façon dont chacune de celle qui fût une première dame accepte de dire qu’elle a consenti au jeu du « se taire », certes, sans pour autant en devenir muette.
Ecoutons les.
Jacqueline DHERET