Qu’est-ce qui est de l’ordre du désir, qu’est-ce qui est de l’ordre du dressage, lorsqu’il s’agit d’apprendre une langue complètement étrangère et que l’on a tout quitté, ou tout perdu ? Apprendre dans ces circonstances – avec une visée d’intégration – comporte de fait une certaine violence et pourtant l’espace des cours, loin des guichets administratifs, peut paradoxalement rester un seuil hospitalier aux trébuchements de la langue. Emmanuelle Gallienne nous dit ici l’importance des ateliers que son association propose où il est question d’accueillir la langue de l’autre, pour que les voix et les corps se remettent en mouvement et qu’apprendre circule entre les langues. C’est ce dont témoigne ici le film réalisé avec les participant.e.s des cours par Claudine Bes et Julien Auger Mon nom est personne.