Une voix de velours caressante, une petite robe noire discrète et sobre, une beauté brune très classique, une chanson « Déshabillez-moi », le tout signé du nom de Juliette Gréco, et ce fut un succès des sixties.  La voix évoque, insinue et convoque une promesse de jouissance. Celle-ci suppose des conditions.  Elle dit à un homme de ne pas être maladroit comme tous les hommes. Elle lui rappelle que l’érotique du regard convoque la temporalité du dévoilement et de la retenue et s’il est bien question pour elle  qu’il prenne son temps,  le moment venu, il sera question de ne pas attendre, et d’agir tout de suite. La voix de cette Salomé à la petite robe noire, jadis scandaleuse, fait objection à la transparence sans voile qui s’impose à nous aujourd’hui.